NETTALI.COM- 15 ans de réclusion criminelle, c’est la peine qu’encourt Mbaré Sy qui, en 2019, avait tué son fils et qui, devant le prétoire, évoque la démence. Il sera fixé sur son sort le 19 janvier prochain.

Mbaré Sy a commis l’irréparable. Il a ôté la vie à son fils. C’est d’ailleurs pour ce meurtre qu’il a comparu à la barre de la chambre criminelle de Dakar. Un acte qu’il regrette et cela se ressentait dans la narration de ses faits. A l’en croire, il n’avait point l’intention de tuer son fils mais, il voulait juste le corriger parce que ce dernier était souvent désobéissant et têtu.

Par ailleurs, le vieux a fait savoir que s’il a dépassé le rubicond c’est parce que, parfois, il perd le nord. Autrement dit il souffre de problèmes psychiques qui font qu’il n’est plus maître de lui-même parfois. « J’ai oublié le nœud de notre différend. C’est lui qui a commencé les hostilités en me donnant un coup de poing. C’est là que j’ai répliqué. Je l’ai poignardé avec un couteau qui se trouvait dans la chambre. Il m’appartenait et je l’avais acheté pour couper du pain », a expliqué l’accusé.

Son ex-femme et mère du défunt a confirmé les problèmes mentaux de son ex époux car d’après elle, ce fut le disparu qui s’occupait de son père. « C’est mon défunt fils qui s’occupait de lui. Il était complètement fou et il était tout en haillons. Mon fils lui donnait à manger, nettoyait sa chambre, lui faisait prendre son bain et lui confectionnait des habits puisqu’il était tailleur », a-t-elle raconté.

Le procureur, estimant que les faits de l’espèce ne souffrent d’aucune contestation, a requis 15 ans de réclusion criminelle. Motivant son réquisitoire, il renseigne que l’accusé évoque une maladie mentale sans rapporter qu’il était en état de démence lors de la commission des faits. En sus, depuis l’enquête préliminaire jusqu’à la barre du tribunal, il est resté cohérent dans ses déclarations. Non sans oublier ses regrets or, relève le parquet : « le malade mental ne regrette pas ». Donc, pour le maitre des poursuites, l’accusé n’était pas sous l’emprise d’une maladie mentale au moment des faits.

La défense a plaidé une application bienveillante de la loi. Le verdict sera rendu le 19 janvier prochain