NETTALI.COM – Le Pr Moussa Seydi redoute les conséquences du nouveau variant du Coronavirus. Toutefois, il compte sur les fabricants de vaccins pour atténuer sa dangerosité.

L’Afrique du sud est le centre de diffusion d’un nouveau variant réputé très contagieux. Interrogé sur la question parle quotidien L’Observateur, le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann de Dakar, le professeur Moussa Seydi, est loin d’être optimiste. « Nous ne savons pas encore tout du variant omicron, mais nous savons qu’il a subi beaucoup de mutations et que sa nouvelle mutation concerne essentiellement les gènes spike, c’est-à-dire, les gènes de la protéine attaquée par les anticorps qui sont produits suite à l’administration de bon nombre de vaccins déjà existants. Ce qui pourrait affecter l’efficacité de certains de ces vaccins ».

Toutefois, croit savoir le professeur, les fabricants de vaccins pourraient, si nécessaire, faire une mise à jour de leurs vaccins ou instituer une dose supplémentaire pour les rendre plus efficaces. « Je reste convaincu que la solution pour combattre ce variant sera trouvée, même si la sagesse impose de se préparer aux pires conséquences. Il faut se préparer à tout, car ce nouveau variant pourrait être plus transmissible et de ce fait, entraîner plus de décès, sauf si la vaccination massive est effective et efficace ou bien l’immunité anti-covid au niveau mondial élevée », déclare-t-il, non sans préciser que les fabricants des vaccins Johnson and Johnson, Astra Zeneca, Moderna etc…sont en train de voir si leurs vaccins restent efficaces tels qu’ils sont administrés aujourd’hui ou non.

Un nouveau variant du SARS-CoV-2, B.1.1.529, dénommé omicron, est en circulation. Il contraint déjà de nombreux pays européens (dont la France), américains et asiatiques à interdire les vols en provenance d’Afrique australe, région ayant le plus de cas à ce jour.

Selon les premières observations des autorités de santé sud-africaines, le nouveau variant du Covid-19, Omicron, présenterait des «symptômes légers» mais différents du Covid traditionnel.