NETTALI.COM-  Les statistiques trimestrielles de 8 boutiques de droit de l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS) ont été rendues publiques. Elles révèlent plusieurs cas de violences économiques, violences physiques, entre autres, envers les femmes.

Durant le trimestre janvier-mars 2021, les 8 boutiques du Sénégal installées par l’Association des juristes sénégalaises (AJS) ont enregistré au total 1991 cas. Ils concernent 1785 femmes. Parmi eux, il y a eu 575 cas de VBG dont 322 sont des violences économiques, 122 cas de violences physiques, 67 violences psychologiques, 65 violences sexuelles.

La commissaire  Aby Diallo l’a fait savoir lors des journées de consultations juridiques tenues ce week-end.  “L’analyse des données montre que les bénéficiaires des Boutiques de droit sont de différentes tranches d’âge, mais que les tranches d’âge les plus touchées par les VBG sont celles comprises entre 31-40 ans et 21 -30 ans. Diverses catégories socio-professionnelles fréquentent les boutiques, toutefois, il est à préciser que, concernant les femmes, les métiers tels que la coiffure, commerce, la restauration, le nettoyage, sont les plus représentés. Toujours dans le but de rapprocher la justice des communautés et d’étendre le service sur toute l’étendue du territoire, l’AJS a franchi une autre étape, avec la mise en place d’un numéro vert en 2010, le 800 805 805, destiné à des consultations juridiques gratuites en ligne’’, explique la présidente de l’AJS.

En outre, informe la présidente de l’AJS, sa structure marque une avancée importante dans ce domaine avec le lancement des Boutiques de droit Itinérantes. L’objectif principal est de desservir les localités dans lesquelles il n’existe pas de Boutique de droit. A travers cette activité, l’AJS souhaite étendre encore la fourniture de services juridiques gratuits au profit des populations partout au Sénégal.

Par ailleurs, concernant les cas de meurtres de femmes, notés dernièrement, la présidente de l’AJS, demande une seule chose, l’application vigoureuse de la loi. A signaler que la boutique de droit de Médina porte désormais le nom de feue Marie Delphine Ndiaye, la présidente d’honneur de l’AJS et par ailleurs présidente de l’AJS entre 2005 et 2013. Elle est décédée en février dernier.

Pour rappel, persuadée que l’accès au droit et à la justice est essentiel dans la lutte pour l’effectivité des droits humains des citoyens et citoyennes, l’AJS,  avec l’accompagnement de ses partenaires, continue à fournir des services juridiques gratuits aux populations. En effet, la structure a très tôt joué un rôle déterminant dans le domaine de l’assistance juridique, depuis la mise en place de sa première boutique de droit à la Médina, en 2008. Actuellement elle en compte huit disséminées dans les régions de Dakar, Thiès, Kaolack, Kébémer, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Définies comme des centres d’écoute, d’assistance juridico-judiciaire et psychosociale, les Boutiques de droit, renseigne la présidente de l’Ajs qui présidait une journée juridique, suscitent de fortes attentes de la part des communautés dans les zones où elles sont implantées, comme en attestent leurs statistiques de consultation.