NETTALI.COM- La Cour d'appel spéciale criminelle de  Dakar a confirmé ce lundi, le jugement du Franco-sénégalais, Ibrahima  Ly condamné en première instance à 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et apologie du terrorisme. 

Le Franco-sénégalais Ibrahima Ly avait été jugé  lundi 29 mars 2021 par  la chambre Criminelle spéciale d’appel. Condamné en première instance à 15 ans  de travaux forcés pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et apologie du terrorisme, il avait interjeté appel.

Lors de son jugement, le parquet général avait requis la confirmation du premier jugement. La Cour d'appel l'a suivi en confirmant les juges d'instance.

Ce Franco-sénégalais né à Trappes en banlieue parisienne, est accusé pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et apologie du terrorisme. Il lui est également reproché de s’être rendu en Syrie pour faire le djihad.

Âgé de 36 ans, il a été arrêté à Mbour au Sénégal, après avoir séjourné près de 3 mois en Syrie.  Sur son téléphone ont été retrouvées des photos où il tient une arme, ainsi qu’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il exhorte les musulmans à la guerre sainte.

Face aux juges de la Chambre criminelle spéciale d’appel, Ibrahima  Ly est revenu sur son voyage  en Syrie. « C’est  Abou Diakhaté qui m’a suggéré de me rendre en Syrie. Il m’a conseillé de ne rien dire à mes parents. Il a mis à notre disposition ses propres moyens.  Il m’a demandé ce que je comptais faire, je lui ai dit que j’envisageais de me rendre en Arabie Saoudite. Lui a dit qu’il a étudié en Syrie et qu’il est s'établi là-bas avec son frère », a narrée  Ibrahima Ly.

Et de poursuivre : « une fois là-bas, j’ai vu les conditions dans lesquelles les gens vivaient. Je voulais rentrer, mais des gens ont tout fait pour nous en dissuader. Et pour parvenir à mes fins j’ai accepté de jouer le jeu ». A l'en croire c'est dans ces circonstances qu'il  a accepté de faire la vidéo sous la contrainte.  « Je ne mangeais pas, je ne dormais pas non plus et j’étais inquiet. Je ne voulais que rentrer. J’ai tout fait pour quitter ce pays par la grâce d’Allah. Je leur ai dit que je voulais rentrer en France. Mais ils ont dit qu’ils vont d’abord vérifier s’il n’y a pas  des espions avec nous. Là vraiment j’ai vu que la personne qui m’a persuadé de venir m’a mis dans de beaux draps », s'est-il justifié.

Aussi, l'accusé, qui est parvenu à  rentrer en passant par la Turquie, a-t-il juré que si c’était à refaire, il ne retournerait jamais  en Syrie. En prison depuis 2015, il souhaite retourner auprès de ses proches, épouser une femme et avoir des enfants.