NETTTALI.COM – L’an passé, le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam n’a pas été organisé par l’Etat, à cause de la vague pandémique. Mais pour 2021, les services du ministère des Affaires étrangères, qui mettent le curseur sur le volet vaccination des pèlerins, s’y préparent.

La ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Aïssata Tall Sall, souligne que ses services préparent dès maintenant le prochain pèlerinage aux lieux saints de l’islam en Arabie Saoudite, en particulier le volet vaccination des pèlerins.

“On n’a pas encore de confirmation sur la tenue ou non du hadj (pèlerinage) de 2021 à cause du Covid-19. Mais il faut, dès maintenant, poser la problématique des vaccins pour essayer d’y remédier au niveau diplomatique”, informe le chef de la diplomatie sénégalaise.

Selon notre source l’Aps, Aïssata Tall Sall a soulevé cette question vendredi, lors d’une rencontre avec des voyagistes privés et des responsables de la délégation générale chargée du pèlerinage aux lieux saints de l’islam.

De l’avis de Aïssata Tall Sall, il  faut dès maintenant essayer de “voir comment aplanir les difficultés à venir, dans un contexte particulier de crise sanitaire”.

“Si le Sénégal a deux ou trois vaccins différents de ceux qui sont utilisés par le royaume d’Arabie Saoudite, qu’allons-nous faire ?” s’est demandé Mme Sall, estimant que le ministère qu’elle dirige “ne devrait pas avoir de surprise si le hadj est confirmé” cette année.

Elle a invité le délégué général au pèlerinage à se concerter avec les services diplomatiques saoudiens au Sénégal, “pour que toutes les conditions matérielles, financières soient réunies au profit des pèlerins sénégalais”.

Aïssata Tall Sall a par ailleurs préconisé une “rationalisation” des agences de voyagistes dont l’effectif, selon elle, dépasse la barre des 300.

Des voyagistes n’ayant pas les “garanties” qu’il faut vendent des billets d’avion à des pèlerins sans être en mesure de les conduire aux liens saints de l’islam en Arabie Saoudite, selon la ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

“L’Etat ne doit pas être absent quand il s’agit de ces choses-là. Nous allons élaborer un véritable cahier des charges”, a-t-elle assuré.

Pour mémoire, à cause de la pandémie de Covid-19, les fidèles musulmans sénégalais n’ont pas pu effectuer le pèlerinage annuel aux lieux saints de l’islam en 2020.