NETTALI.COM- La crise au niveau de la justice perdure. Le Syndicat des travailleurs de la justice ( Sytjust) a  décrété 48 h de grève et dénonce l’attitude du garde des Sceaux, Malick Sall.

Le Syndicat des travailleurs de la Justice ne compte pas jeter l’éponge. Il poursuit son bras de fer avec le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall. Le Sytjust continue la lutte en décrétant 48 heures de grève renouvelables couvrant les jeudi 25 et vendredi 26 juin 2020. C’est pour toujours exiger le respect des engagements.

« Le ministre de la Justice, Monsieur Malick Sall a adopté à l’encontre des travailleurs de la Justice une attitude en total déphasage avec les instructions du Président de la République. Jusqu’à présent, le ministre de la Justice n’a pas mis en œuvre cette directive, malgré la grève qui paralyse le service public de la Justice. Ce comportement constitue sans nul doute une défiance du Ministre de la Justice contre l’autorité du Président de la République », a dénoncé le Sytjust dans un communiqué.

Aussi Me El Hadj Aya Boun Malick Diop et ses camarades font savoir que le garde des Sceaux n’en est pas à son coup d’essai. « Non seulement le ministre de la Justice est on ne peut plus clair dans une défiance, mais il a pris la responsabilité historique d’essayer de convaincre le président de la République et le Gouvernement de remettre en question tous les acquis des travailleurs de la justice actés soit par des décrets présidentiels ou par le protocole d’accord du 17 octobre 2018 dûment signé par l’Etat du Sénégal et le Syndicat», indique-t-on dans le document de presse.

Estimant que leur ministre tente de saboter la vie et la dignité des hommes et femmes qui assurent le bon fonctionnement du service public de la Justice, le Sytjust dit être prêt à engager le combat qu’il compte mener avec une grande détermination. Et ajoute-t-on dans le document, le ministre de la Justice endossera l’entière responsabilité des conséquences qui en découleront.

Il faut rappeler que le Syjust réclame entre autres la mise en œuvre du protocole d’accord du 17 octobre 2018 devant aboutir à l’augmentation de l’indemnité de participation à la judicature et l’institution d’une prime d’assistance judiciaire pour les acteurs administratifs de la Justice. En sus de la publication au Journal officiel des décrets n° 2018 – 2259 du 14 décembre 2018, n° 2018 – 2260 du 14 décembre 2018 et n° 2018 – 2261 du 14 décembre 2018 pour l’effectivité de l’élargissement de l’assiette du fonds commun des greffes et de l’organisation des formations préalables au reclassement des travailleurs de la Justice dans leurs nouveaux corps et nouvelles hiérarchies respectifs. Cela, en vertu des dispositions transitoires du décret n° 2019-413 portant création du Centre de Formation judiciaire (CFJ) et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement et en vertu des dispositions transitoires du décret n° 2019-575 du 5 février 2019 modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut du cadre des fonctionnaires de la Justice.