NETTALI.COM – Le conseil Municipal de Ndiedieng a été installé le mardi 15 juillet 2014 sous l’ère d’une alternance locale qui mettait fin au long règne de l’AFP à la tête de l’exécutif local. Toutes les élections locales qui se sont déroulées à Ndiedieng de 2001 à 2014 ont été toujours remportées par les responsables de l’AFP et leurs alliés souvent le PS. Ainsi, durant les 12 ans de pouvoir du PDS, c’est l’opposition qui a dirigé la Communauté rurale.

En effet, sans un diagnostic profond du problème de gouvernance de la collectivité, les raisons de l’insuffisance des réalisations et l’absence de prise en charge des préoccupations des populations ont été imputées à l’appartenance à l’opposition des dirigeants de l’exécutif local et surtout du PCR.
En vérité le changement n’a pas eu lieu même si le Maire installé est de l’APR. C’est la même équipe qui depuis 1996 règne dans la collectivité. C’est les mêmes qui étaient au PS, lors des renouvellements violents de 1996. La coalition Benno a vendu aux populations l’alternance locale et la proximité ou l’amitié entre le Maire, tête de liste aux locales et le Président de la République Macky SALL. Voilà maintenant 5 ans et 6 mois que le Maire avec son conseil municipal sont installés.
Le bilan est catastrophique, désastreux et même humiliant. La Commune manque de tout malgré les importantes ressources gérées par le Maire qui seraient environ à plus de 500 millions. Le problème n’est ni politique, ni d’appartenance politique, il s’agit d’une question de capacité, de compétence et de gouvernance. La mauvaise gouvernance règne en maitre dans la gestion du Maire avec une cherté des petites infrastructures réalisées ou envisagées comme la gare routière, et le soi-disant « stade ». Il existe aussi un grand problème de transparence, la gestion est en effet, opaque même les conseillers n’accèdent pas au compte administratif qu’ils sont appelés à voter sans la présence du Maire. En effet l’article 149 Code général des collectivités territoriales dispose que « Le maire ou celui qui le remplace préside le conseil municipal. Dans les séances où les comptes administratifs du maire sont débattus, le conseil municipal élit son président. Dans ce cas, le maire peut, même s’il n’est plus en fonction, assister à la discussion mais il doit se retirer au moment du vote. Le président adresse directement la délibération au représentant de l’Etat. » C’est la preuve que nous n’avons pas à Ndiedieng un Conseil municipal, il y existe une vraie dictature locale. Cette gestion opaque doit être clarifiée.

Dans la commune de Ndiedieng une grande partie de la population n’a pas accès à l’eau potable. Seuls deux villages sont électrifiés depuis 2012. Aucune école n’est clôturée. Notre lycée nous fait honte, il n’existe pas, il n’est pas beau à voir malgré les résultats que le vaillant corps enseignant réalise. La jeunesse est oubliée, les étudiants sont abandonnés. Le comble c’est la route Lamarame-Ndiedieng qui était la principale promesse du Maire. Elle reste chaotique mais le Maire affirme qu’il n’a pas de solution. En fin le service d’état civil, le plus archaïque du département croule sur des difficultés et peine à satisfaire les besoins des populations.
La gestion catastrophique du Maire avec sa mauvaise gouvernance ferment toutes les perspectives de développement ou d’émergence pour parler comme eux. Aujourd’hui la Commune de Ndiedieng n’est pas éligible au PACASEN. Ce projet du gouvernement destiné à accompagner les communes avec une enveloppe de 300 milliards. Pour l’admission au PACASEN, Ndiedieng ne remplit pas les conditions. Pour être éligible, il fallait adopter son budget avant le 31 décembre. Pour être éligible, il faut une transparence dans la gestion des marchés publics.
Ma conviction est que ce texte ne peut pas transcrire le sentiment de désespoir de la population surtout de la jeunesse. Mais c’est l’occasion d’appeler à la prise de conscience que le changement c’est nous et qu’il ne dépend pas et ne doit pas dépendre de considération politique. Il faut que l’on sache choisir de bons leaders, des dirigeants compétents capables d’impulser le changement à travers des projets structurants.
Tournons la page et assumons le changement.
Dr Abdoul Aziz MBODJI
Coordonnateur du Parti REWMI à NDIEDIENG.