NETTALI.COM – La Cour des comptes a remis officiellement, hier  après-midi, ses trois rapports au chef de l’État pour les exercices 2015, 2016 et 2017. Plusieurs dysfonctionnements sont notés dans la gestion de certaines entités publiques.

La Cour des comptes, qui a remis hier trois rapports au président de la République, a demandé “l’ouverture d’une information judiciaire” contre  Pape Omar Samb, l’ancien directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda). Ce dernier a été épinglé par la  structure pour un détournement  présumé de 71,838 millions F Cfa. Ainsi, l’organe de contrôle a demandé l’ouverture d’une information judiciaire.
Samb a opéré des prélèvements fréquents sur le fonds de garantie des projets artisanaux destinés aux opérateurs du secteur artisanal pour faire face à des besoins de trésorerie  et couvrir les dépenses de fonctionnement  de l’agence“, ajoute le rapport qui parle de dépenses non-justifiées.

Il a aussi été déterré des lièvres au  Cices où  119,3 millions ont été dépensés en deux semaines pour la location de groupes électrogènes.

La Cour des comptes a “mis à nu le cumul d’avantages incompatibles dans la boite et des paiements de primes non justifiés”. Il a aussi été “décelé l’existence de faux diplômes de trois agents” pour trouver de l’emploi au Cices.

Au sujet du Cices toujours, la Cour des comptes demande purement et simplement “l’ouverture d’une information judiciaire” contre trois agents incriminés par ses auditeurs dans leurs rapports.

En ce qui concerne le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), le rapport de la Cour des comptes de 2015 pointe “un écart entre les données de la comptabilité et celles du budget” qui mérite d’être revu. Jusqu’en mars 2015, le COUD n’avait pas procédé à la mise à jour de son logiciel comptable. Une chose qui pourrait effectivement influer négativement sur le travail du comptable.

L’utilisation incontrôlée des subventions qui ont atteint entre 2013 et 2015, une hausse 5 millions de FCFA, ont aussi poussé la cour à inviter la direction, à travers la comptabilité, à faire preuve de transparence dans l’observation du respect de la réglementation sur la comptabilité.

D’ailleurs, en l’absence de toute documentation relative au contrôle régulier de la comptabilité des matières, la Cour n’est pas en mesure d’attester la mise en œuvre de la directive qui consiste à codifier les matières du COUD, à faire la lumière sur les matières retrouvées sur place et aussi, à procéder régulièrement au contrôle de la comptabilité de manière régulière…