NETTALI.COM – Le système d’évaluation du travail des magistrats pourrait être réformé l’année prochaine. Le ministre de la Justice, Me Malick Sall l’a fait savoir, ce vendredi, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de l’Union des magistrats sénégalais ( Ums) sur la modernisation et la performance de la justice.

Parmi les conclusions du Comité de concertation sur la modernisation de la Justice, figure la réforme portant sur le système d’évaluation des magistrats. Depuis 2016, ladite réforme qui mettra fin à la notation dort dans les tiroirs. A en croire le garde des Sceaux, celle-ci pourrait être appliquée en 2020.

Pour affirmer davantage notre volonté de tenir compte des aspirations des magistrats, la Chancellerie a initié une mission de visites des juridictions, laquelle a couvert toutes les cours d’appel et tous les TGI ( Tribunaux de grande instance.) A  l’occasion, des entretiens individuels avec tous les magistrats qui en ont émis le souhait et des plénières ont été organisés pour recueillir les attentes en termes de mobilité, de gestion des carrières, d’amélioration des conditions de travail mais surtout sur le nouveau système d’évaluation qui a vocation à se substituer à la notation.  Cette dernière réforme pourrait être mise en application dès 2020′‘, a déclaré le garde des Sceaux. Selon qui, ”cette réforme permettra à terme de disposer d’un plus objectif pour les nominations, et constitue un gage pour le renforcement de l’indépendance de la Justice.’’

En fait, jusque-là, dans le cadre de l’évaluation de leur travail, les magistrats étaient notés sans même que les concernés sachent sur quoi était fondé la note qu’il recevait et qui n’était jamais inférieure à 18/20. Ainsi le futur système d’évaluation sera basé sur la performance pour mettre en exerce la compétence des uns et des autres et surtout selon des bases objectives.

Par ailleurs Me Malick Sall a réitéré l’ambition du chef de l’Etat de doter les  juridictions de ‘’Palais de justice dignes de ce nom.’’  Pour ce qui est du renforcement de l’indépendance de la Justice, il a répondu aux préoccupations du président de l’Ums en rappelant que le Comité de concertation sur la modernisation de la Justice a fait d’intéressantes propositions sur le CSM, sur le statut des magistrats et sur la carte judiciaire. Lesquelles ne manqueront pas d’être prises en compte.

Le garde des Sceaux présidait la cérémonie d’ouverture  de l’atelier « La justice face aux défis de la modernisation et de la performance », organisé par l’Ums en partenariat avec l’Ong Afrikajom center dirigé par Alioune Tine et l’Ambassade de la Suisse.