NETTALI.COM – Hier, en marge de la cérémonie de dédicace du livre ’’Amadou Makhtar Mbow, une vie, des combats’’ de l’écrivain sénégalais Hamidou Anne,  l’ancien leader de la LD/MPT a été interpellé par nos confrères de emedia sur le dialogue politique en cours. L’ex-ministre croit savoir qu’on aurait pu faire l’économie de ce dialogue si on avait capitalisé sur les conclusions des Assises nationales.

Celui qui a été de tous les combats pour l’approfondissement de la démocratie sénégalaise de mai 1968 à la veille du départ de Abdoulaye Wade, regrette que le Sénégal perde du temps avec ce dialogue, alors que les mécanismes du consensus pouvaient être mieux huilés si, selon ses dires, on avait appliqué les conclusions des Assises nationales.

« Si les conclusions des assises nationales et de la CNRI (Commission nationale de réforme des Institutions) avaient été appliquées, le Sénégal serait en paix avec lui, avec ses voisins et suffisamment préparé pour son rôle dans le monde », a déploré le chef historique de la Ligue démocratique (LD), qui est en retrait depuis quelque temps.

Pour mémoire, entre le 1er juin 2008 et le 24 mai 2009, les Assises nationales du Sénégal ont rassemblé, plus de 140 acteurs de la vie publique sénégalaise, représentants de partis politiques, de la société civile et personnalités diverses.

Elles ont été lancées à l’initiative du Front Siggil Senegaal qui regroupait des forces d’opposition, et présidées par le professeur Amadou Makhtar Mbow, ancien directeur général de l’UNESCO.

Une fois Macky Sall devenu président de la République, une Commission nationale de réforme des institutions, toujours dirigé par l’ex-patron de l’UNESCO, avait été créé pour donner corps à la Charte de bonne gouvernance issue de ces assises. Mais toutes les recommandations de ladite commission n’ont pas été prises en compte par le nouveau chef d’Etat.