NETTALI.COM - Installée lundi à la tête du ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf a affiché une ambition claire : faire de la politique sociale un levier de développement durable, de prospérité et de souveraineté nationale. Lors de la cérémonie de passation de service avec sa prédécesseure, Maïmouna Dièye, la nouvelle ministre a insisté sur l’autonomisation des femmes, la gestion rigoureuse des ressources publiques et l’efficacité des programmes sociaux.

La nouvelle ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a officiellement pris fonction lundi en traçant les grandes lignes de son action gouvernementale. À l’occasion de la cérémonie de passation de service avec la ministre sortante, Maïmouna Dièye, elle a affirmé sa volonté de faire de la politique sociale un instrument central de développement économique et humain.

« Notre vision entend faire de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités une modalité d’impulsion pour le développement durable. Une politique sociale réussie est un outil de développement et de prospérité », a déclaré la nouvelle ministre devant les agents de son département et les invités présents à la cérémonie.

Marie Angélique Mame Selbé Diouf a particulièrement insisté sur la place stratégique des femmes dans le développement national. Pour elle, les politiques destinées à renforcer leur autonomie économique ne doivent plus être perçues comme de simples mesures d’assistance sociale. « Votre autonomie n’est pas une dépense sociale. Votre autonomie est un investissement pour l’avenir, la prospérité, la justice et l’équité », a-t-elle affirmé à l’endroit des femmes bénéficiaires des programmes publics.

La ministre a invité les groupements féminins et les entrepreneures à utiliser les financements et subventions accordés par l’État pour développer des activités productives capables de générer de la richesse et de l’emploi. Selon elle, les femmes constituent un maillon essentiel de la croissance économique et du dividende démographique que le Sénégal entend valoriser dans le cadre de sa stratégie de développement.

La nouvelle responsable du département de la Famille a également promis une gestion rigoureuse des ressources publiques et une évaluation permanente de l’impact des politiques sociales. « Chaque programme de mon département, chaque projet, chaque ligne budgétaire, sera mobilisé dans un but d’avoir un réel impact dans la vie des citoyens », a-t-elle assuré.

Forte de son expérience parlementaire, elle entend mettre l’accent sur la transparence, la redevabilité et l’efficacité dans la mise en œuvre des programmes destinés aux populations les plus vulnérables. Parmi les priorités annoncées figure également le renforcement de l’accès des femmes aux mécanismes de financement durable. Marie Angélique Mame Selbé Diouf souhaite travailler en étroite collaboration avec les autres ministères concernés afin de faciliter l’accès des femmes aux ressources financières nécessaires au développement de leurs activités économiques. Cette orientation s’inscrit, selon elle, dans l’objectif plus large de consolidation de la souveraineté alimentaire et économique du pays.

Prenant la parole à son tour, la ministre sortante, Maïmouna Dièye, a dressé le bilan des principaux dossiers engagés au cours de son mandat. Elle a notamment évoqué la finalisation du projet de loi d’orientation relative à la protection sociale, aligné sur les objectifs de l’Agenda national de transformation et de la Vision Sénégal 2050. Parmi les réformes en cours figurent également la loi d’orientation sur l’autonomisation économique des femmes, les textes d’application de la loi relative aux droits des personnes handicapées ainsi que le projet de création de l’Office national de la mutualité sociale (ONAMS). La ministre sortante a aussi souligné les réflexions engagées autour de la révision de certaines dispositions du Code de la famille, en concertation avec les différentes parties prenantes.

Maïmouna Dièye a rappelé que les politiques sociales nécessitent un engagement de longue durée pour produire des résultats durables. « Le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités s’est évertué, malgré un contexte de difficultés aiguës, à consolider, à innover et à apporter des réponses concrètes à la lancinante question de la demande sociale », a-t-elle déclaré.