NETTALI.COM - Le bureau de l’Assemblée nationale franchit un cap en transformant une simple instruction en proposition de loi visant à sanctionner les députés régulièrement absents.

Réuni ce lundi sous la présidence d’El Malick Ndiaye, le bureau de l’Assemblée nationale, appuyé par la conférence des présidents, a relancé plusieurs dossiers sensibles, dont celui de l’absentéisme parlementaire.

Initialement envisagée comme une simple « instruction de bureau », la mesure a finalement été élevée au rang de proposition de loi, traduisant une volonté de durcir le dispositif. Le texte, dans une version retravaillée et jugée plus efficace, a été officiellement déclaré recevable.

Déjà validé dans son principe le 9 avril dernier, le projet a depuis fait l’objet d’ajustements visant à renforcer son applicabilité et son impact. L’objectif est clair : instaurer un cadre contraignant pour lutter contre l’absence répétée de certains élus aux travaux parlementaires.

Selon les informations rapportées, cette réforme ne vise pas de manière abstraite l’ensemble des députés. Elle cible plus particulièrement certains élus du groupe Takku-Wallu Sénégal, notamment issus de l’Alliance pour la République et ses alliés, ainsi que des députés non-inscrits.

Ces derniers sont pointés du doigt pour leur « absence systématique » aux réunions de commissions et aux séances plénières, ce qui affecterait le bon fonctionnement de l’institution.

Au-delà des considérations politiques, cette initiative soulève un enjeu majeur : celui de la responsabilité des élus face à leur mandat. En instaurant des sanctions, l’Assemblée nationale entend renforcer la discipline interne et restaurer la crédibilité du travail parlementaire.

Reste désormais à savoir quelles formes prendront ces sanctions et si cette réforme parviendra à faire consensus dans un contexte politique souvent marqué par des tensions entre majorité et opposition.