NETTALI.COM - À l'occasion des célébrations de la Pâques, Monseigneur André Guèye, archevêque métropolitain de Dakar, a délivré un message qui dépasse le cadre strictement religieux pour s'adresser au cœur de la nation sénégalaise. Son plaidoyer, à la fois spirituel et éminemment civique, appelle à une transformation profonde de la société autour des valeurs de réconciliation et de responsabilité collective.
Coïncidant avec la célébration du 4 avril, le message de l'archevêque a résonné comme un rappel à l'ordre patriotique. Pour le prélat, l'engagement envers la nation ne peut souffrir de compromissions égoïstes. Il a fermement insisté sur l’urgence de prioriser l'intérêt collectif, exhortant les Sénégalais à veiller à ce que « nos ambitions et nos intérêts partisans ne prennent pas le dessus sur l’intérêt général ».
Cette vision de la citoyenneté impose une discipline de chaque instant où la paix n'est plus un concept abstrait, mais une pratique quotidienne. Monseigneur Guèye invite ainsi chaque citoyen, quel que soit son rang, à adopter « des gestes qui promeuvent la paix, des attitudes qui bâtissent la paix et des paroles qui sèment la paix ».
L'un des points saillants de son allocution est relatif à la réparation des fractures sociales et la protection de la dignité humaine. L’archevêque s’est fait l’écho des sans-voix, exprimant une compassion particulière pour les femmes en quête de sérénité dans leur foyer ainsi que pour les personnes victimes de « dénonciations et de calomnies portant atteinte à leur honorabilité ». Il a rappelé avec force que la stabilité d'une nation repose sur des institutions préservées et sur la satisfaction de ceux qui attendent légitimement que justice soit faite. Pour y parvenir, il préconise l'instauration d'un « dialogue honnête et sincère, fondé sur l’ouverture, l’écoute mutuelle et le respect ».
Élargissant son horizon aux tensions internationales, Monseigneur André Guèye a dénoncé la fragilité des paix imposées par les armes et la contrainte. Face aux « conflits meurtriers et destructeurs de guerre », il oppose la force de la dignité humaine et de l'équité. Pour l'archevêque de Dakar, la véritable paix ne peut être une simple proclamation formelle ; elle doit être « vécue, incarnée et partagée ».
En définitive, ce message de Pâques se veut un levier de renouveau, proposant aux citoyens un contrat social où la paix durable naît de l'honnêteté individuelle et de la justice collective.






