NETTALI.COM - En pleine grève du secteur éducatif, le Premier ministre appelle à la patience, tout en promettant une refonte progressive du système de rémunération des fonctionnaires.
En grève depuis plusieurs semaines, les syndicats d’enseignants réclament une réforme du système de rémunération de l’administration sénégalaise, notamment pour corriger les disparités salariales. Une revendication à laquelle le Premier ministre, Ousmane Sonko, répond avec prudence.
S’exprimant en marge de l’anniversaire du mouvement des enseignants de son parti, le chef du gouvernement a reconnu la nécessité d’une réforme, tout en refusant toute précipitation. « Ce système de rémunération devra être revu et transformé. Nous y travaillons. Mais pour une réforme aussi fondamentale, concernant près de 200 000 fonctionnaires, il n’est pas réaliste de vouloir la réaliser en six mois », a-t-il déclaré.
Ousmane Sonko a rappelé que des avancées ont déjà été réalisées : « En deux ans, nous avons accompli plus de la moitié des engagements », a-t-il soutenu, appelant les enseignants à faire preuve de patience.
Le Premier ministre a précisé que des comités techniques sont actuellement à pied d’œuvre sur ce dossier, notamment au ministère des Finances. Il a également indiqué qu’une première ébauche de réforme, datant de 2014, sert aujourd’hui de base de travail.
Selon lui, l’objectif est de mettre en place un système plus juste et plus équitable, sans pour autant uniformiser les salaires. « Justice et équité ne signifient pas que tout le monde doit percevoir la même rémunération. Cela n’existe dans aucun système », a-t-il expliqué.
Le chef du gouvernement plaide ainsi pour une meilleure hiérarchisation des revenus, avec des écarts plus justifiés et une valorisation adaptée à chaque corps de métier. Il insiste notamment sur la nécessité de rendre la profession enseignante plus attractive, au même titre que d’autres fonctions de l’administration.
« Il faut que les agents soient motivés à rester enseignants, car c’est un métier aussi essentiel que celui d’inspecteur des impôts ou du Trésor », a-t-il conclu.






