NETTALI.COM - La célébration du 4 avril, marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Sénégal, constitue l’un des moments les plus sacrés de notre vie nationale. Cette journée n’est pas seulement une fête populaire ; elle est avant tout la fête des Forces armées, symbole de discipline, d’ordre et de respect de la hiérarchie républicaine.
En ce jour solennel, la Nation entière se rassemble autour du Président de la République SEM Bassirou Diomaye Faye, Chef suprême des Armées, dont la fonction impose une centralité absolue dans les cérémonies militaires. Chaque geste, chaque déplacement et chaque position des autorités présentes obéissent à un protocole strict, conçu pour préserver la dignité de l’État et la lisibilité des institutions.
Or, au regard des images diffusées lors de la cérémonie officielle de cette année, certaines attitudes observées ont suscité des interrogations légitimes au sein de l’opinion publique. En particulier, la proximité persistante du Premier ministre Ousmane SONKO lors de certaines séquences, malgré des signes apparents du ministre des Forces armées visant à rappeler les règles protocolaires, a été perçue comme une situation inhabituelle qui mérite d’être analysée avec responsabilité.
Il est de notoriété que le protocole militaire repose sur une discipline rigoureuse. Lorsque le ministre des Forces armées, garant civil du respect de l’organisation militaire, intervient pour réajuster une posture ou rappeler une position protocolaire, ce geste doit être immédiatement compris et respecté. Le protocole n’est pas une suggestion ; il est une règle.
Dans toute République moderne, le Premier ministre occupe une fonction éminente, essentielle au fonctionnement du gouvernement. Cependant, cette fonction, aussi importante soit-elle, ne saurait s’exercer au détriment du respect des règles établies, notamment lors de cérémonies militaires où la symbolique institutionnelle prime sur toute autre considération.
Il est fondamental de rappeler que les cérémonies militaires ne sont pas des espaces d’expression individuelle ou politique. Elles sont des moments de discipline collective où chaque autorité doit s’inscrire dans le rôle qui lui est assigné. Toute confusion, même involontaire, peut donner l’impression d’un affaiblissement de la rigueur institutionnelle et d’un relâchement dans l’application des règles républicaines.
Le rappel à l’ordre observé de la part du ministre des Forces armées doit être compris non comme un geste d’autorité personnelle, mais comme une exigence de respect des institutions. Il s’agit d’un acte normal dans le fonctionnement d’un État discipliné, où chacun doit se conformer aux règles établies, indépendamment de son rang ou de son statut politique.
En tant qu’acteur politique engagé dans la défense des valeurs républicaines, je considère qu’il est de notre devoir collectif de rappeler que nul, quelle que soit sa position, ne doit se placer au-dessus du protocole. Le respect des règles institutionnelles constitue la base même de la stabilité nationale.
Cet épisode doit servir d’alerte constructive pour l’ensemble des autorités publiques. Il appelle à une prise de conscience collective sur la nécessité de renforcer la culture du respect protocolaire, particulièrement dans les cérémonies impliquant nos Forces armées.
J’en appelle ainsi à toutes les autorités de la République civiles comme militaires à faire preuve d’une discipline exemplaire et à se conformer strictement aux règles qui garantissent la dignité de l’État. Le respect du protocole ne doit jamais être perçu comme une contrainte, mais comme un devoir moral envers la Nation et envers ceux qui servent sous le drapeau national.
Il est également impératif que des mesures pédagogiques soient renforcées afin de rappeler à chaque responsable public les exigences liées à sa fonction, notamment lors des événements nationaux à forte portée symbolique. La rigueur protocolaire doit devenir une culture partagée par tous les détenteurs d’autorité publique.
Au-delà des individus, c’est l’image de l’État qui est en jeu. Une République forte se reconnaît à la discipline de ses dirigeants, à la clarté de ses institutions et au respect scrupuleux de ses symboles.
Le Sénégal a toujours été reconnu pour la solidité de ses institutions et la maturité de sa démocratie. Il nous appartient aujourd’hui de préserver cet héritage en veillant à ce que chaque acte public reflète la grandeur et la dignité de notre Nation.

Vive l’Armée sénégalaise

Vive la République

Vive le Sénégal
Le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais - UPS
Coalition Défense des Valeurs et des Fondamentaux Républicains C2SR