NETTALI.COM - Les propos visant le Premier ministre provoquent une vague d’indignation au sein de Pastef, où plusieurs responsables réclament des sanctions immédiates.

La sortie de Baye Mayoro Diop, appelant au limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko, continue de susciter une vive polémique au sein de la majorité présidentielle. Au sein de Pastef, les réactions se multiplient, oscillant entre indignation et appels à des sanctions.

La députée Maimouna Bousso, membre du groupe parlementaire Pastef, a été catégorique : « Il doit être relevé de ses fonctions, d’autres l’ont été pour moins que ça », a-t-elle déclaré.

De son côté, Abass Fall, maire de Dakar et responsable du parti, a vivement condamné ces propos, les qualifiant d’inacceptables.

Plus mesuré, Waly Diouf Bodiang, proche du Premier ministre, appelle à la prudence. Il invite à analyser les déclarations dans leur contexte, évoquant une possible stratégie sous-jacente : « Certains actes ne sont pas forcément isolés ou spontanés », a-t-il estimé.

Même lecture chez Yarga Sy, pour qui une telle sortie publique d’un responsable administratif contre le chef du gouvernement révèle des tensions plus profondes. Il s’interroge notamment sur l’absence de réaction immédiate des autorités face à ces propos.

Dans ce climat tendu, les militants et responsables de Pastef attendent une position officielle du ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana. En attendant, son attaché de cabinet, Ababacar Aba Ndiaye, a pris les devants.

Dans une déclaration, il a tenu à préciser que les propos de Baye Mayoro Diop n’engagent en rien le ministère. « Personne au sein du département ne cautionne ces dérives », a-t-il affirmé, avant d’appeler lui aussi à son limogeage « sans délai ».

Cette affaire met en lumière des tensions internes au sein de la mouvance présidentielle, alors que la pression s’accentue autour de la gestion politique et institutionnelle du pays.