NETTALI.COM - Unique femme a avoir participé à la 43ème édition des 6 Heures de Dakar, Sophia Azar porte très haut le drapeau de la gent féminine dans les sports mécaniques. La trentaine révolue, l'enfant de Bargny et chevronnée pilote de course automobile a bien bouclé le mois de mars, ce joli mois dédié à la femme. Dans cet entretien exclusif, la veuve de feu Assef Azar lance un appel solennel : elle veut voir plus de femmes lors des prochaines éditions ded 6 heures de Dakar.
Qu'est-ce que ça vous fait de faire bouger les hommes dans un circuit où il n'y avait qu'un parfum masculin ?
Ce n'est pas du tout facile, parce que tout d'abord c'est un milieu très masculin, sur un circuit vraiment physique. Donc ce n'est pas du tout facile et c'est éprouvant en tant que femme de faire les 6 heures de Dakar toute seule. Et en tant que femme, c'est toujours difficile de batailler avec les hommes. Ce n'est pas évident, mais j'ai pu gérer ma course.
Pour les 6 heures de Dakar édition 2026, comment ça s'est passé entre la première manche et la seconde manche à bord de votre véhicule ?
La première manche, elle s'était très bien passée. J'avais fait aussi un très bon temps, un meilleur temps. Et aujourd'hui, le dimanche pareil, je m'en suis pas mal sortie.
Ça fait combien d'années que vous faites les 6 heures de Dakar ?
Bon, je dirais depuis 8 ans. J’ai commencé la course automobile en 2018. J'ai fait le championnat du Sénégal. Et j'ai eu l'honneur d'être vice-championne du Sénégal trois fois. Et j'ai eu à remporter aussi les 6 heures de Dakar en deux années d'affilée chez les dames.
Pour la prochaine édition en 2027, est-ce que vous pensez trouver d'autres femmes sur le circuit ?
Oui, j'espère bien. Et ce sera pour moi un honneur d'être entourée par d'autres femmes comme moi, d'autres dames qui auront la même passion et la même vision que moi. J'invite mes paires à venir nous rejoindre. C'est une belle discipline.
Ce titre, vous le dédiez à qui ?
C'est pour mon défaut et regrettable époux, Assef Azar. C'est un doyen de ce secteur. C'est grâce à lui que j'ai débuté la course. Je peux dire que quand j'étais toute petite, du coup, j'ai toujours aimé la vitesse, voire l'adrelanine. Mais avec lui, il m'a transmis le virus. Et actuellement, je suis en parfaite entente avec la famille Azar. Je suis en parfaite harmonie avec eux. Donc c'est la famille quoi.
Votre adrénaline, jusqu'où elle peut vous mener ?
Très loin, très loin. Parce que je me dis quand on aime sa passion, on ne fait qu'essayer d'aller de l'avant, de persévérer et de voir le futur plus loin.
Et le challenge au niveau international ?
Le challenge, bien évidemment, j'y pense quotidiennement, j'y pense tout le temps. Et à chaque fois qu'on entame une course automobile, ça me donne encore plus le courage de voir le futur. Et c'est probablement possible.
Au-delà des circuits, dans la vie de tous les jours, qu'est-ce qu'elle fait notre championne, Sophia ?
En fait, comme c'est une passion qui est en moi, tout simplement, tout ce qui touche dans le secteur de l'automobile, je suis dedans. En tant que commerciale automobile, et tout simplement, je suis dans le lubrifiant, avec Igor, le meilleur lubrifiant. Donc, tout ce qui touche dans le secteur de l'automobile, je suis dedans.






