NETTALI.COM - Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, est sorti de sa réserve pour dénoncer la recrudescence des accidents de la route impliquant les véhicules communément appelés « Cheikhou Chérifou ».

S’exprimant sur la question, l’ancien ministre des Transports a jugé la situation « inacceptable », affirmant que les pouvoirs législatif et exécutif travaillent de concert pour mettre en place des mesures strictes afin de freiner ce phénomène.

Selon El Malick Ndiaye, la question ne se situe pas au niveau de l’importation de ces véhicules, mais plutôt dans les transformations techniques effectuées après leur arrivée au Sénégal.

La plupart de ces véhicules proviennent en effet de pays où la conduite se fait à droite, avec un volant situé du côté opposé aux normes en vigueur au Sénégal.

Pour pouvoir circuler sur le territoire national, de nombreux propriétaires procèdent alors à un déplacement de la colonne de direction vers la gauche.

Le président de l’Assemblée nationale estime toutefois que ces interventions sont souvent réalisées de manière artisanale, ce qui pose un problème majeur de sécurité. Ces modifications peuvent altérer la stabilité du châssis et compromettre la précision du système de direction.

D’après El Malick Ndiaye, cette fragilité mécanique expliquerait pourquoi ces véhicules sont plus exposés aux accidents, notamment lors des manœuvres de dépassement.

Dans plusieurs cas signalés ces derniers mois, ces véhicules se seraient renversés sur la chaussée, provoquant des accidents graves, parfois mortels.

Face à cette situation, le chef du Parlement a insisté sur la nécessité de renforcer l’arsenal juridique et les contrôles techniques.

Il a affirmé que l’État entend prendre des mesures générales pour protéger les usagers de la route.

« L’État va prendre des mesures générales, parce que nous n’accepterons pas que des gens meurent comme des mouches dans des accidents impliquant des “Cheikhou Chérifou” », a-t-il déclaré.

Cette prise de position laisse entrevoir un possible encadrement plus strict de l’importation, de la transformation et de la circulation de ces véhicules, dans un contexte marqué par une hausse préoccupante de l’insécurité routière au Sénégal.