NETTALI.COM - La justice française a franchi une nouvelle étape dans le dossier visant le journaliste et homme d’affaires sénégalais Madiambal Diagne, poursuivi au Sénégal pour des faits financiers présumés. La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles a rendu une décision favorable à une extradition partielle, estimant que certains faits visés dans la demande sénégalaise seraient prescrits.

Les avocats de Madiambal Diagne ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation afin de contester cette décision devant la plus haute juridiction judiciaire française.
En matière d’extradition, la procédure ne s’arrête toutefois pas à l’avis de la Cour d’appel. La décision finale appartient aux autorités exécutives françaises, en l’occurrence au Premier ministre, qui devra signer – ou non – le décret d’extradition. En attendant, la défense entend poursuivre la bataille judiciaire.
Au Sénégal, Madiambal Diagne est visé par une enquête ouverte par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Le dossier porte sur des flux financiers jugés suspects, avec des accusations d’escroquerie, de blanchiment de capitaux et d’association de malfaiteurs. Des proches du journaliste auraient également été inquiétés dans le cadre de cette procédure.
Selon les éléments versés au dossier, l’intéressé aurait quitté le Sénégal malgré une interdiction de sortie du territoire. Un mandat d’arrêt international a été émis par les autorités sénégalaises en vue de son arrestation et de son extradition vers Dakar.
La Cour d’appel de Versailles a choisi de statuer partiellement, demandant des compléments d’information aux autorités sénégalaises concernant la qualification précise des faits reprochés, les garanties procédurales offertes ainsi que le cadre juridique applicable.
Cette approche traduit la prudence de la justice française face à une procédure d’extradition internationale complexe. Elle met également en avant l’exigence de respect des droits de la défense et des standards procéduraux avant toute remise éventuelle du prévenu aux autorités sénégalaises.
Le pourvoi en cassation annoncé par la défense pourrait encore prolonger la procédure, dans un dossier aux implications à la fois judiciaires et diplomatiques.






