NETTALI.COM - L’instance dirigeante du football sénégalais a publié un communiqué cinglant pour condamner les récentes déclarations de l’ancien capitaine des Lions sur l’État, marquant une rupture nette avec l’icône nationale.
La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a exprimé son profond désaccord suite aux sorties médiatiques d’El Hadji Ousseynou Diouf. Dans une mise au point officielle, l’instance déclare avoir pris connaissance "avec regret" de ces interventions et affirme qu’elle "tient à se démarquer totalement des propos tenus par Monsieur Diouf à l’égard de l’État du Sénégal". En précisant que "les propos de Monsieur Diouf n’engagent que sa propre personne", la FSF érige un mur entre l’institution et les opinions privées de l’ancien attaquant.
Le point de friction majeur concerne les demandes de l’ancien international relatives à l’attribution de biens immobiliers. La Fédération a été très claire sur ce point, précisant qu’elle "condamne tant sur le fond que sur la forme les réclamations formulées concernant l’octroi des terrains".
"S’agissant des prises de position de l’intéressé sur la gouvernance du football international et l’actualité des instances dirigeantes du sport, la FSF tient à marquer sa démarcation. La politique internationale de la FSF est définie par son Comité exécutif et s’exprime par la voix de son président de ses porte-paroles officiels, dans le strict respect des règles diplomatiques et des relations de bon voisinage avec les instances sœurs", a tenu à préciser la FSF.
Ce rappel à l’ordre intervient après que le double Ballon d’Or a publiquement interpellé les autorités, mêlant reconnaissance sportive et avantages matériels d’une manière jugée inappropriée par les instances fédérales.
L’origine de cette crise remonte aux célébrations du sacre des Lions à la CAN. Sur scène, aux côtés de Youssou Ndour, El Hadji Diouf s’était lancé dans une tirade mémorable et provocatrice : "Youssou Ndour et moi, nous sommes un État. Nous sommes plus âgés que l’État. Nous avons tout fait pour cet État, donc l’État doit nous respecter et nous laisser tranquilles. Sinon, il n’y aura pas de paix."
Ce sont ces phrases défiant directement l’autorité républicaine, qui ont poussé la FSF à réagir pour éviter tout amalgame entre le monde du football et cette sortie aux accents politiques.






