NETTALI.COM - Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations, toutes les équipes qualifiées pour les demi-finales sont dirigées par des sélectionneurs africains. Un fait symbolique, lourd de sens, qui marque peut-être un tournant décisif dans l’histoire du football africain.
🇲🇦 Walid Regragui (Maroc)
🇸🇳 Pape Thiaw (Sénégal)
🇳🇬 Éric Chelle (Nigeria)
🇪🇬 Hossam Hassan (Égypte)
Longtemps, le succès sur le continent a été associé à la figure du technicien européen, présenté comme indispensable à la performance et à la rigueur tactique. Cette CAN vient bousculer ce vieux logiciel. Les résultats parlent d’eux-mêmes : les entraîneurs africains prouvent qu’ils disposent des compétences, de la vision et de l’autorité nécessaires pour mener leurs sélections au plus haut niveau.
Au-delà des victoires, c’est une reconnaissance du savoir-faire local, de la compréhension fine des réalités culturelles, mentales et sportives du football africain. Cette évolution traduit aussi une confiance retrouvée des fédérations envers leurs propres cadres techniques.
Plus qu’une coïncidence, cette domination des sélectionneurs africains en demi-finales apparaît comme un signal fort : le football africain mûrit, s’émancipe et affirme sa souveraineté technique.
La question n’est donc plus de savoir si un entraîneur africain peut gagner, mais pourquoi il a fallu si longtemps pour y croire.






