NETTALI.COM - En conférence de presse de veille de match ce jeudi, le sélectionneur du Mali Tom Saintfiet est largement revenu sur le quart de finale qui oppose son équipe à celle du Sénégal. Une rencontre prévue ce vendredi 9 janvier à partir de 16 heures, à Tanger.
"Jouer un quart de finale est toujours quelque chose de spécial, surtout quand on sait que les huit équipes qualifiées sont des grandes nations du football africain. Nous affrontons la plus grande d’entre elles, une équipe qui s’est qualifiée facilement : 10 buts marqués, 2 encaissés. L’année dernière, ils n’ont perdu que contre le Brésil.
C’est une équipe stable, solide défensivement, avec par moments un jeu très vertical. Mais nous aussi, nous avons de bons joueurs. Nous avons bien préparé ce match et bien récupéré. Tout le monde est frais. Ce sera une guerre, ce ne sera pas facile. Nous avons beaucoup de respect, mais nous n’avons pas peur."
La gestion de l'effectif
"Nous avons 11 joueurs qui disputent leur première CAN. Nous avons changé l’équipe à plusieurs reprises pour différentes raisons. Chaque match demande une stratégie et des qualités différentes. Ce n’est pas le même onze contre la Zambie ou contre le Maroc, en fonction des forces adverses.
Nous avons aussi des joueurs suspendus, ce sont des choses qui arrivent. Quand on a 28 joueurs à disposition, il faut gérer. Seuls trois joueurs, dont les deux gardiens, n’ont pas encore joué. Cela motive tout le monde. On peut aligner le même onze à chaque match, mais derrière il y a 17 joueurs qui ne seraient pas contents. Quand on gagne, c’est avec 28 joueurs."
Style de jeu
"Ley Mali a beaucoup de qualités avec le ballon. Nous sommes très forts dans la possession, mais nous manquons parfois d’efficacité. En qualifications, nous avons gagné 3-0 contre les Comores et marqué quatre buts contre Madagascar. Ici, le niveau est plus élevé.
Nous jouons de manière disciplinée. Dans un tournoi, ce sont toujours les meilleurs qui restent. Il faut donc allier discipline et créativité avec le ballon."
Le Sénégal, 3e Mondialiste
"Nous affrontons un troisième pays mondialiste après le Maroc et la Tunisie. Cette fois, c’est une nation d’Afrique de l’Ouest, et c’est la plus difficile. Leur projet est construit depuis une dizaine d’années. Leur stabilité leur permet de se qualifier régulièrement pour la Coupe du monde, et ils ont remporté la CAN en 2021.
Nous avons analysé leurs matchs. C’est une équipe très forte, avec des joueurs évoluant dans les plus grands clubs. Mais en football, il n’y a jamais de garantie, ni pour nous ni pour le Sénégal.
Le Sénégal sait aussi qu’il est difficile de manœuvrer le Mali. Nous avons montré que nous avons de bons joueurs. Nous sommes revenus contre la Tunisie dans les dernières secondes. Nous avons le sentiment que nous pouvons faire quelque chose.
Nous voulons aller en demi-finale, et cela passe par le Sénégal. J’ai déjà atteint les quarts de finale avec la Gambie, ce qui était extraordinaire. Mais perdre à ce stade serait dommage, car nous avons envie de rester huit jours de plus dans la compétition. J’ai confiance en mon équipe. Contre le Sénégal, un miracle est possible."
Le jeu ou le combat
"J’aime le beau jeu, mais quand ce n’est pas réaliste, je préfère gagner. On peut bien jouer et perdre 3-0. Dans ce cas, je préfère gagner aux tirs au but. Le Maroc n’a pas toujours bien joué lors de la Coupe du monde, mais il a terminé à la 4e place. C’est ce que tout le monde retient.
Je voudrais gagner 4-0 demain, mais ce n’est pas réaliste. Il faut trouver un équilibre entre bien jouer et être combatif collectivement. Demain (vendredi), il sera plus important d’être combatif, car nous n’affrontons pas une petite nation."






