NETTALI.COM - La Ligue démocratique (LD) a réagi avec vigueur à l’enlèvement du président de la République bolivarienne du Venezuela, qu’elle qualifie d’”acte d’une gravité extrême” et d’atteinte directe au droit international.
Dans une déclaration rendue publique, le parti estime que cet événement constitue une menace pour la souveraineté des États et la stabilité mondiale. Pour la LD, ce rapt s’apparente à “un coup de force prémédité” qui ne saurait être “relativisé, banalisé ou justifié par quelque considération idéologique, géopolitique ou stratégique que ce soit”.
Le parti rappelle que l’incident va à l’encontre des principes fondamentaux de coexistence pacifique entre les nations, notamment le respect des institutions issues de la volonté populaire.
Dans sa déclaration, la LD dénonce toute tentative d’imposer par la force ou la ruse des choix politiques à un pays tiers. “Nul État, aussi puissant soit-il, n’a le droit de se substituer aux peuples et de décider du sort des dirigeants légitimement établis”, martèle la formation politique. Selon elle, l’histoire montre que ce type d’ingérences n’apporte “ni stabilité, ni paix, encore moins démocratie”, mais ouvre plutôt la voie “au chaos, à la radicalisation et à l’affaiblissement durable des normes internationales”.
Fidèle à son héritage et à ses valeurs, la LD en appelle aux organisations internationales et régionales pour qu’elles prennent position et agissent. Le parti interpelle les Nations unies, l’Union africaine, la Celac et l’ensemble des forces attachées à la paix, afin qu’elles “assument pleinement leurs responsabilités historiques”.
Il appelle également à une mobilisation morale et politique contre la “banalisation de pratiques impériales” jugées dangereuses pour l’équilibre mondial. La Ligue démocratique réaffirme que la légitimité politique doit se construire dans le cadre du droit et du dialogue. “La démocratie ne se proclame pas à coups d’enlèvements, d’agressions ou d’ingérences, mais se construit dans le respect des peuples et du droit international”, souligne-t-elle.
Face à ce qu’elle qualifie de montée inquiétante “de la loi de la force”, la LD avertit : “Le silence serait une complicité. La Ligue démocratique refuse ce silence.”






