NETTALI.COM - Nommé à la tête du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur à l’issue du dernier remaniement gouvernemental, Cheikh Niang entend impulser une diplomatie pragmatique et stratégique. Le nouveau chef de la diplomatie sénégalaise appelle à un dépassement des clivages politiques et invite l’opposition comme la société civile à s’engager dans une dynamique de concertation autour de ce qu’il considère comme une « cause nationale sacrée ».

Succédant à Yassine Fall au ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang affiche d’emblée une vision claire et structurée de l’action diplomatique du Sénégal. Diplomate chevronné, il place son mandat sous le signe du pragmatisme, de l’efficacité et de la défense résolue des intérêts nationaux sur la scène régionale et internationale.

Le nouveau ministre décline les priorités de son action : renforcer l’intégration africaine, consolider les partenariats stratégiques du Sénégal et assurer une protection effective des Sénégalais établis à l’étranger. « Conduire une diplomatie à la fois pragmatique, fructueuse et stratégique », telle est la ligne qu’il s’est fixée, dans un contexte international marqué par des recompositions géopolitiques et des défis sécuritaires et économiques majeurs.

Mais au-delà des orientations diplomatiques classiques, Cheikh Niang se distingue par un appel appuyé à l’unité nationale. Interrogé sur ses attentes vis-à-vis de l’opposition et de la société civile, le ministre adopte un ton rassembleur, invitant à une participation responsable et constructive de tous les acteurs nationaux, sans exclusion. Pour lui, la politique étrangère ne saurait être un terrain de confrontation partisane.

« Ma conviction est que la politique étrangère doit être perçue comme une cause nationale sacrée », affirme-t-il, soulignant la nécessité d’un consensus minimal autour des grandes orientations diplomatiques du pays. À ses yeux, cette cohésion passe par des contributions éclairées, des propositions concrètes et un soutien critique mais loyal aux initiatives engagées par l’État.

Cette posture traduit la volonté du nouveau ministre de faire de la diplomatie un levier de stabilité et de rayonnement, mais aussi un espace de dialogue interne, où l’intérêt supérieur du Sénégal prime sur les divergences politiques. Une approche qui, si elle se matérialise dans les faits, pourrait redonner à l’action extérieure du pays une dimension plus inclusive et durable.

À l’heure où le Sénégal cherche à renforcer son leadership en Afrique de l’Ouest et à mieux défendre ses ressortissants à l’étranger, Cheikh Niang semble ainsi vouloir inscrire son action dans une logique de continuité, tout en misant sur l’ouverture, la concertation et le sens de l’État.