NETTALI.COM- Le climat social s'alourdit  au sein de l’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP). Dans une correspondance officielle adressée au président du Conseil de réglementation, les sections syndicales SAMES/ARP et SUTSAS/ARP ont annoncé le durcissement de leur bras de fer avec la direction.

Le mouvement d'humeur se poursuit au niveau de l'Agence de réglementation pharmaceutique (Arp). Les sections syndicales Sames et Sutsas ont élaboré un nouveau plan d’action qui se traduit par un arrêt de travail de 72 heures. Les syndicats ont pris la « décision de poursuivre leur mouvement de grève » les 30, 31 décembre 2025 et le 02 janvier 2026.

Cette escalade fait suite à ce que les représentants du personnel qualifient d’ « absence totale de réponse » à leurs précédentes alertes. Pour les griefs les syndicats dénoncent notamment des « affaires graves » portant sur l’octroi anormal d’autorisations de stockage, la délivrance de certificats de Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) ainsi qu’une « tentative d’importation irrégulière de médicaments ». Les dossiers de certaines sociétés sont explicitement cités dans une liste de griefs incluant la « délivrance frauduleuse d’autorisation » et une « gestion opaque, clientéliste et en violation répétée des procédures ».

Au-delà des enjeux de régulation, le conflit s'enracine dans un malaise social profond. Les syndicats s’insurgent contre des « mutations abusives suivies d’une diminution de salaire » et exigent un « nouvel audit des ressources humaines, financières et logistiques ».

Pour le SAMES et le SUTSAS, ces dysfonctionnements et ces « cas de suspicion grave constituent une menace directe pour l’intégrité de l’ARP, la sécurité du circuit du médicament et la santé publique ».

Face à cette situation critique, l'intersyndicale exige la « mise en place urgente d’une commission d’enquête indépendante » et crédible. L'objectif affiché est clair : que « toutes les responsabilités soient situées et que des mesures correctives transparentes soient prises ».

Faute de réaction des autorités avant le 05 janvier 2026, un « mouvement de grève illimitée sera déclenché ». En attendant, les organisations appellent l’ensemble des agents à « rester unis et à respecter strictement les mots d’ordre de grève ».