NETTALI.COM - Devant des milliers de fidèles venus sur la place Saint-Pierre, Léon XIV a prononcé jeudi 25 décembre son premier message de Noël avant sa bénédiction “Urbi et Orbi”. Depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, où il est apparu pour la première fois depuis son élection au mois de mai dernier, le pontife américain a exhorté à faire taire les armes sur de nombreux continents.
Plus de 25 000 fidèles ont bravé la pluie, au Vatican, pour venir écouter le tout premier message de Noël du pape Léon XIV. Le chef de l’Église catholique a voulu transmettre au monde un message de paix, celle-ci étant avant tout “une responsabilité personnelle”, a-t-il expliqué. “Si chacun, à tous les niveaux, au lieu d’accuser les autres, reconnaissait d’abord ses fautes et demandait pardon à Dieu, alors le monde changerait”, a clamé Léon XIV, élu pape en mai dernier, après la mort du pape François.
Comme le veut la tradition, il a effectué un tour du monde des conflits en demandant la paix pour les pays qui souffrent. Léon XIV a eu un message particulier pour l’Europe. “Nous confions au prince de la paix tout le continent européen, en Lui demandant de continuer d’y inspirer un esprit communautaire et de collaboration, fidèle à ses racines chrétiennes et à son histoire, un esprit solidaire et accueillant envers ceux qui sont dans le besoin”, avant de prier pour “le peuple ukrainien meurtri”, pour que la guerre en Ukraine cesse, et qu’un dialogue entre “les parties impliquées” soit mené.
“Ceux qui ont tout perdu, comme les habitants de Gaza”
Le souverain pontife a aussi invoqué, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, la paix au Moyen- Orient. Il a notamment cité le Liban où il s’est rendu il y a quelques semaines. Il a tourné son regard vers le continent africain, en évoquant le Soudan, les pays du Sahel ou encore la République démocratique du Congo.
“Depuis l’Enfant de Bethléem, nous implorons la paix et la consolation pour les victimes de toutes les guerres dans le monde, en particulier celles qui sont oubliées, et pour tous ceux qui souffrent à cause de l’injustice, de l’instabilité politique, de la persécution religieuse et du terrorisme. Je rappelle de manière particulière nos frères et soeurs du Soudan, du Soudan du Sud, du Mali, du Burkina Faso et de la République démocratique du Congo, en ces derniers jours du Jubilé de l’espérance.”
En s’incarnant, le Christ “s’identifie à chaque homme qui souffre”, a-t-il encore souligné, désignant “ceux qui ont tout perdu, comme les habitants de Gaza”. Il a évoqué les “tentes” du territoire palestinien, “exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid”, alors que des centaines de milliers de Gaza-ouis font face aux pluies hivernales dans des conditions extrêmes. Malgré la grave crise humanitaire, la trêve entrée en vigueur en octobre à Gaza, bien que fragile, a permis le retour des célébrations festives à Bethléem, berceau du christianisme en Cisjordanie occupée par Israël.
Il s’est aussi adressé à “ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, comme le peuple yéménite” et évoqué les migrants qui risquent leur vie en Méditerranée ou sur le continent américain. “La Nativité du Seigneur est une Nativité de paix”, at- il conclu avant de souhaiter au monde un joyeux Noël, en plusieurs langues.
RFI.FR






