NETTALI.COM - L’Association professionnelle des établissements de paiement et des établissements de monnaie électronique du Sénégal a annoncé, le vendredi 28 novembre, l’entrée en vigueur de la taxe sur les transferts d’argent (TTA). Cette mesure, instaurée par la loi de finances et publiée au Journal officiel du 2 octobre 2025, concerne les opérations électroniques de transfert, de retrait et de paiement.
Selon l’Association, cette taxe relève exclusivement d’une décision de l’État du Sénégal, prise dans le cadre du Plan de redressement économique et social (Pres). Elle s’inscrit dans une stratégie de renforcement des ressources publiques, dans un contexte de transformation numérique accélérée du secteur financier. Les opérateurs de services financiers – banques, établissements de paiement et structures de monnaie électronique – ne sont ni les initiateurs, ni les bénéficiaires directs de cette taxe. Leur rôle, précise l’Association, se limite à la collecte de la TTA pour le compte du Trésor public, conformément aux dispositions prévues par la réglementation.
Fixée à 0,5 %, la TTA ne s’applique pas de manière uniforme. Des exemptions sont prévues afin de préserver des usages essentiels. Parmi elles figurent les salaires, les bourses d’études, les dépôts d’espèces, mais aussi les virements bancaires. L’objectif affiché est d’éviter de pénaliser les transactions de base tout en préservant l’inclusion financière, considérée comme un levier stratégique pour le développement du pays.
Face aux enjeux liés à cette nouvelle fiscalité, l’Association dit réaffirmer son engagement à accompagner les autorités publiques pour garantir une mise en oeuvre claire et harmonisée.
Elle assure également vouloir renforcer la communication auprès des usagers afin d’éviter toute confusion ou désinformation, tout en préservant la confiance dans les services financiers digitaux.
Créée en 2025, l’Association regroupe les principaux acteurs du paiement électronique au Sénégal. Elle oeuvre à la consolidation d’un écosystème moderne, innovant et durable, en collaboration avec l’État, la BCEAO et les partenaires institutionnels.





