NETTALI.COM- Plus de 10% des habitants de Tambacounda ne possèdent pas d'acte de naissance, tandis que la majorité des mariages et des décès ne sont pas déclarés. C’est ce que révèle une étude de l'Agence nationale de l'état civil (ANEC).
La région de Tambacounda est confrontée à un déficit criant en matière d'enregistrement des faits d'état civil, selon les conclusions d'une récente étude menée par l'Agence nationale de l'état civil (ANEC).
Le document, rendu public lors d'une rencontre d'échanges à Tambacounda indique que 11% de la population de la région ne dispose pas d’acte de naissance. Les lacunes sont encore plus importantes concernant d'autres faits majeurs : 66,9% des mariages ne sont pas déclarés à l’état civil et 60,8% des décès ne sont pas enregistrés.
Ces chiffres alarmants mettent en lumière les défis logistiques et structurels qui entravent l'accès des populations à leurs droits civiques.
En fait, l'étude, qui dénombre 59 centres d’état civil dans la région (46 principaux et 13 secondaires), pointe plusieurs facteurs qui freinent l'accès des populations aux services de l'état civil. Ces écueils ont pour noms délabrement et sous-équipement de certains centres, rupture fréquente en registres et imprimés, problèmes d'archivage et faible débit de connexion Internet, sous-effectif du personnel et manque de formation spécifique.
Pour pallier ces difficultés, l'ANEC a déjà mis en œuvre plusieurs initiatives dans la région de Tambacounda. Ces actions comprennent le renforcement des capacités de 60 officiers d’état civil, 60 préposés aux archives et 250 agents d’état civil. L'amélioration des conditions d’archivage via un appui en matériel ou en classement dans plusieurs centres, notamment à Tambacounda, Gabou, Ballou, Missirah, et Makacoulibantang. L'urgence d'accélérer la digitalisation de l’état civil l’intensification des campagnes de sensibilisation font également partie du plaidoyer.






