NETTALI.COM- Selon certaines sources, Abubakar Shekau serait mort après une tentative de suicide pour ne pas être pris, mais l’information n’a pas été confirmée.

Certains de ses combattants l’ont évacué, son état de santé ne peut donc être connu avec certitude ce jeudi 20 mai. Le chef du groupe jihadiste Boko Haram, Abubakar Shekau, a été grièvement blessé lors d’une tentative de suicide pour éviter d’être capturé par des jihadistes rivaux liés à l’Etat islamique dans le nord-est du Nigeria, ont affirmé jeudi à l’AFP deux sources proches des services de renseignement. Après des combats avec des membres du groupe rival Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), Abubakar Shekau et plusieurs de ses hommes se sont retrouvés encerclés mercredi dans leur bastion, la forêt de Sambisa, selon ces sources.

« Pour éviter d’être capturé, Shekau s’est tiré une balle dans la poitrine, et la balle a traversé son épaule. Il a été grièvement blessé » , a affirmé l’une de ces sources. Certains de ses combattants ont réussi à s’enfuir et l’ont emporté avec eux, a précisé cette source. Une deuxième source de renseignement a affirmé à l’AFP qu’Abubakar Shekau avait été sévèrement blessé après avoir activé des explosifs dans la maison où il s’était réfugié avec ses hommes. « Nous sommes en train d’enquêter » , a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’armée nigériane Mohammed Yerima, qui n’a pas donné plus de précisions.

Mort selon certaines sources

Plusieurs médias nigérians affirment qu’Abubakar Shekau est décédé, mais il était pour l’heure impossible de vérifier cette information de sources indépendantes. Par le passé, le chef de Boko Haram avait été donné pour mort à plusieurs reprises par l’armée nigériane.

Le nord-est du Nigeria est en proie à une insurrection jihadiste depuis plus de dix ans. Ce conflit, qui a commencé avec les attaques de Boko Haram dès 2009, a fait plus de 40.000 morts et forcé 2 millions de personnes à fuir leur domicile. Abubakar Shekau, aussi radical qu’insaisissable, a pris la tête du groupe en 2010, après la mort en prison de son fondateur Mohamed Yusuf. En 2013 et 2014, son groupe a connu une expansion territoriale inquiétante, contrôlant une grande partie de l’Etat du Borno (nord-est).