NETTALI.COM- Baba Tandian a comparu ce mardi 25 mai 2020 devant le tribunal correctionnel de Dakar. Cela, pour répondre des faits de complicité de diffamation au préjudice du président de la Fédération sénégalaise de basketball, Me Babacar Ndiaye. La décision sera rendue le 6 juin prochain.

L’ancien président de la FSB est poursuivi suite à un article publié dans le journal L’AS, dans sa livraison du lundi 28 octobre 2019. Dans cet article, Baba Tandian disait : « Force est de reconnaître la guigne de Maître Babacar Ndiaye. Ce monsieur porte la guigne pour le DUC, pour la fédération de basket-ball, pour les équipes nationales de basket-ball, hommes et femmes. Il n’y a qu’une seule chose qui l’intéresse, c’est le fric, lui et ses larbins ».
Dans le même article, il accuse son successeur à la présidence de la FSB d’avoir empoché « 90 millions ou même 130 millions ». « Il n’y a pas de bilan depuis deux mois. Qui garde cet argent et dans quel compte », s’interrogeait Baba Tandian, dans les colonnes du quotidien L’AS.
Des propos qui, selon Me Babacar Ndiaye, « portent gravement atteinte à son honneur et à sa considération ». C’est pourquoi il a servi une citation directe à son prédécesseur et au journal.

Face au tribunal correctionnel de Dakar, Baba Tandian a assumé la paternité de ces propos mais se dit innocent. Car, ajoute-t-il, il n’a nulle part diffamé son successeur puisqu’il ne l’a jamais vu détourner une caisse ou prendre de l’argent. A l’en croire, il faisait dans la boutade en soutenant qu’il aime le fric. En l’accusant de porter la guigne au basket-ball, il voulait dire que le président n’a gagné aucune compétition.

Cependant Baba Tandian a soutenu qu’il ne regrette pas ses propos car, pense-t-il, ils ne sont pas diffamatoires. Pour lui, il s’agit de critiques qu’il a formulées en tant qu’acteur et bailleur du basket.

Mais les avocats de Me Babacar Ndiaye ont jugé les propos diffamatoires car destinés à nuire à leur client. Pour la réparation, ils ont réclamé le franc symbolique au lieu de 150 millions initialement demandés dans la citation.

La défense a plaidé la relaxe tout en demandant que la procédure soit déclarée nulle.
Le tribunal rend le délibéré le 6 juin prochain.